De l’art du prénom à la con

De Marie V | Le 9 juillet 2013

Bébé à bord - © REDGIE W. - Fotolia.comL’heure de choisir le prénom de l’héritier a sonné. Difficile hein ? Pas évident de singulariser son enfant sans le marginaliser. La sociologue Joséphine Besnard, interrogée par Graine de curieux (Quel prénom pour son enfant) explique que les prénoms ont un cycle de vie : « Un prénom passe d’abord pour excentrique, puis précurseur, avant d’être qualifié de conformiste, d’hyper-conformiste et enfin de devenir désuet ». Perso j’avais l’impression d’être « précurseur » et me suis avérée « conformiste » mais « désuet » madame… jamais ! Pour vous aider dans ce choix cornélien, pour frissonner et ricaner (un peu), découvrez ici ce que certains ont osé.

Dans l’antichambre des prénoms pas jolis jolis, vous disposez d’un panel varié et néanmoins efficace :
- Cajoline, pratique pour les machines (Calgon pour le cadet et c’est plié)
- Mélineige, idéal pour les vacances au ski
- Arnaldur, prénom d’origine islandaise, et qui aurait dû rester au pays des elfes

Et les prénoms ridicules ? Attention parents inspirés… L’enfant naît sur le périph ? Appelons le Périphérique. Et Clitorine alors ? Non, on ne préfère pas savoir.

Ah et puis il y a cette mystérieuse tendance qui consiste à mixer deux prénoms. Par exemple, en superposant Constance et Hermine (douteux), on obtient Herstance. Suis sûre que ce sera une peste celle-ci. Côté People sinon, Jessica Simpson vient de nommer son dernier né Ace Knute (prononcez « Ka-nute). Hein ?

La palme revient sans hésitation aux prénoms qui n’en sont pas. Certains parents ressentent le besoin compulsif de nommer leur enfant par le nom d’une entreprise ou d’une personnalité qu’ils apprécient : Ikea pour les fans de design scandinave, Google pour les excités d’Internet, ou Bond pour les inconditionnels de James.

Un prénom c’est pour la vie, et si vous ne voulez pas que junior vous en veuille ad vitam, voici 5 conseils à suivre :

  1. Eviter les jeux de mots douteux entre prénoms et patronyme (type Alain Térieur, Jean Bono, etc.)
  2. Ne pas confondre le prénom qu’on choisit pour son enfant avec celui donné à son labrador
  3. Opter pour un prénom simple à la prononciation (spéciale dédicace pour Ace Knute alias Knokke le zouk)
  4. Ne pas choisir un prénom cité dans l’article
  5. Ne surtout pas choisir un prénom cité dans l’article

La sociologue poursuit « Il y a du déterminisme dans ce processus de décision et les gens ne se rendent pas compte à quel point celui-ci est complexe et puissant ». Knut c’était peut-être juste une envie de barre chocolatée alors ? Bah non, ça c’est Twix. Une allergie ? Ahhhh KnUt. Peut-être un peu des deux. En tout cas j’en connais un qui va morfler à l’école.

 

Découvrez notre article Mention Très Bien au bac : et si Nabila s’était appelée Adèle ?

Cette chronique est le fruit d’une solide recherche réalisée par Emmanuel Deyries, ex-stragiaire. Si un de vos mouflets est cité dans l’article, merci de le contacter en MP.


3 thoughts on “De l’art du prénom à la con

    1. Marie V - Auteure du poste

      Mais si, Joséphine c’est un chouia suranné pas une once désuet, un prénom à destin. Et c’est beaucoup plus prometteur qu’Ikéa !

      Répondre

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